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Les grands parents
Il n’est pas toujours facile de gérer harmonieusement les relations avec vos parents –devenus grands-parents par la grâce de la naissance de Bouchon- ou vos beaux-parents – qui on bénéficié pour les mêmes raisons de la même « promotion »…
… car ils ont été parents avant vous. A ce titre, parfois, ils entendent vous faire profiter de leur précieuse expérience. Idéalement, les choses doivent se passer harmonieusement, dans le respect mutuel et la joie partagée. En pratique, elles se corsent quand vos opinions divergent sur un point important (au hasard : l’allaitement) ou que vous vous sentez envahie plus que de raison.
Bien sûr, les grands parents de Bouchon, s’ils sont géographiquement proches et si on peut compter sur eux, peuvent devenir pour vous des alliés précieux. Ils vous dépanneront plus d’une fois en gardant votre enfant, en jouant les taxis ou les restaurateurs… mais n’oubliez pas qu’ils seront, forcément, bien plus qu’une aide ponctuelle, dévouée et bénévole.
Ils s’inscrivent dans l’arbre généalogique de votre descendance. Ils font partie de son histoire, de ses racines. Ils pourront lui transmettre des informations ou des notions très structurantes, devenir des référents culturels et affectifs, solides et sages. A condition que chacun, dans la famille, trouve et apprécie sa place.
On connaît des histoires affreuses de mères ou de belles-mères qui s’investissent dans leur relation avec leur(s) petit(s) enfant(s) d’une façon tellement hystérique qu’elles épuisent tout le monde. Elles sont omniprésentes, se pensent omniscientes, et finissent par complètement déstabiliser leur fille ou leur belle-fille… la « vraie » mère de l’enfant.
C’est sans doute l’occasion pour ces femmes de revivre leur propre maternité, dont elles gardent un souvenir émerveillé. Mais ce faisant, elles « vampirisent » le couple parental en l’infantilisant. Et on risque alors une dégradation malsaine des relations familiales.
Si le couple doit reconnaître, accueillir et accepter les grands parents de son enfant, il doit aussi définir les limites de leurs pouvoirs, avec tact et délicatesse (évidemment!)
Alors, devant les décisions à prendre, petites ou grandes, de la couleur du papier-peint au choix du futur établissement scolaire en passant par l’apprentissage de la propreté, on écoutera gentiment les avis des « seniors »… sans se sentir obligé de le suivre.
Tout le monde y gagnera.
Cet article a été écrit par Sylvie de Mathuisieulx, en collaboration avec le Docteur Georges Himy, pédiatre .
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