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Non, c’est Non !

De 13 mois à 3 ans


Non, c’est Non !

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Non, tu ne mets pas ta main sur la porte du four. Non, tu n’enroules pas cette corde à sauter autour du cou de ta petite sœur. Non, tu ne fais pas de vélo sans mettre un casque.


Quand il est question d’urgence et/ou de sécurité, personne n’a peur de traumatiser un gamin avec une interdiction, mais dans les autres cas…


Le premier piège ? Vouloir tout expliquer. Certain que l’enfant, même très jeune, n’est point sot, on se lance dans une brillante démonstration : « Tu ne peux pas rester avec nous parce qu’il est très tard ton petit corps a besoin de sommeil pour se développer harmonieusement sois raisonnable. »

Résultat ? L’enfant perçoit comme une faiblesse, une hésitation. Et paf, il se glisse dans la brèche. Encore un bisou. J’ai peur du noir. Pourquoi, toi, t’es pas au lit, hein ?

Inversement, si on le renvoie dans sa chambre fermement et les sourcils froncés, il y a fort à parier qu’il ne fera pas (trop) de chichis. Prononcer un « non » trop gentiment, c’est envoyer des signaux contradictoires. N’importe quel formateur en communication vous dira que ce n’est pas une bonne idée.


L’interdiction amusée constitue un deuxième piège. Car un enfant de deux ans qui fait, sciemment, une ânerie en vous regardant droit dans les yeux, n’est-ce pas irrésistible de drôlerie ? Hélas, au finish, on se retrouve à devoir sérieusement retravailler son autorité quand il a un peu grandi, que les enjeux ont changé et qu’il ne comprend pas pourquoi, tout à coup, on ne rigole plus.


Le troisième et dernier piège, le plus courant, peut-être, c’est celui qui donne l’impression qu’il est facile de manipuler l’adulte pour le faire changer d’avis : le célébrissime « non qui se transforme en oui »… Que celle qui n’a jamais fini par acheter ce damné paquet de bonbons pour éviter le scandale à la caisse du supermarché lève la main.

Eh bien, là encore : tout faux. Tant pis s’il faut le répéter cinquante fois, « non », c’est « non ». Tant pis si l’enfant, sincèrement désolé, a promis monts et merveilles. Tant pis s’il hurle à la mort et que Madame Michu, voisine de caddie, vous regarde avec l’œil de celle qui va vous dénoncer à la DASS.


Affirmer son autorité en tant que parent, c’est éviter des angoisses à l’enfant : puisque nous savons ce qui est bien et ce qui est mal, il pourra nous faire confiance. Il apprendra aussi plus facilement à supporter la contrariété. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il saura même prendre des décisions, plus tard, avec davantage de finesse et de pertinence qu’un autre.


Alors ça, c’est magique… non ?


Cet article a été écrit par Sylvie de Mathuisieulx, en collaboration avec le Docteur Georges Himy, pédiatre .


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