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Juste après la naissance, alors que la maman est envahie par un flot de sensations et d’émotions, l’équipe médicale qui l’entoure ne chôme pas pour s’assurer dans les meilleurs délais que tout va bien pour le nouveau-né.
Test d’Apgar : C’est le tout premier test que passera votre bébé, à peine quelques poignées de secondes après avoir pointé son minois dehors.
Concrètement, il s’agit de vérifier la vitalité du bébé en deux temps, à 5 puis 10 minutes de vie. Cinq données sont observées : la vigueur du cri, le tonus, la coloration, le rythme cardiaque et la respiration, chacune de ces données étant notée de 0 à 2.
Noté de 8 à 10, le bébé est considéré comme ayant une bonne condition.
Les réflexes archaïques : Marche automatique, agrippement (ou grasping), succion : voilà de quoi doit être capable un petit d’homme (et de femme, bien entendu) dès sa naissance.
Ces trois réflexes, dits archaïques, témoignent de l’état du système nerveux du nourrisson. Et s’ils doivent être bien présents dès la naissance, leur disparition progressive est aussi le signe d’une bonne maturation du système nerveux.
La marche automatique doit ainsi disparaître vers 6 semaines, le grasping vers 6 mois pour la main et 10 mois maximum pour les pieds, et le réflexe de succion vers 4 mois.
Le test de Guthrie : Pratiqué lorsque le bébé est âgé de 4 jours, il s’agit de prélever une dizaine de goutte de sang sur l’un des talons. Ce test, primordial, permet de détecter des maladies cachées, et rares.
Les résultats sont connus au bout d’une quinzaine de jours. Seuls les tests positifs sont communiqués et, dans ce cas, des analyses complémentaires doivent être effectuées au plus vite, notamment pour ne pas retarder la mise en place d’un éventuel traitement.
L’hypothyroïdie congénitale : elle touche un enfant sur 4 000, et principalement les filles. Maladie endocrinienne, l’hypothyroïdie congénitale caractérise une absence de thyroïde, ou un sous-développement de cette glande capitale pour le développement psycho-moteur et mental. Détectée, cette maladie se traite par la substitution hormonale (sous forme de gouttes les 2 premières années) et permet à l’enfant de se développer tout à fait normalement.
La mucoviscidose : caractérisée par une insuffisance pulmonaire, cette maladie touche 1 personne sur 4000 . Si le test est positif, le diagnostic doit être confirmé par un test génétique.
L’hyperplasie congénitale des surrénales : cette maladie, caractérisée par un problème de synthèse du cortisol (une hormone), nécessite la mise sous corticoïdes. Elle touche 1 personne sur 12 000.
La drépanocytose : pathologie liée à l’hémoglobine, cette maladie touche particulièrement les populations antillaises, réunionnaises, guyannaises et africaines. Dans ces populations à risque, le nombre d’individus touchés est de 1 pour 4 000.
La phénylcétonurie : 1 enfant sur 15 000 souffre de cette maladie grave, caractérisée par l’absence d’un enzyme qui empêche le corps de transformer un acide aminé essentiel, la phénylalanine, qui doit être apporté par l’alimentation. Si elle n’est pas prise en charge grâce à un régime alimentaire spécifique, cette maladie entraîne une arriération mentale.
Béatrice Knoepfler
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