J'ouvre ici un post sur les essayeuses via l'insémination artificielle avec le sperme du conjoint
car j'aimerais que les expériences des plus anciennes (en essai IAC) puisse servir aux nouvelles.
Je trouverais cela vraiment bien qu'il y ait toujours l'une d'entre nous pour soutenir celles qui
en ont besoin, qu'il y ait toujours une réponse aux questions des unes ou des autres ou encore
que nos courbes respectives puissent éclairer celles qui doutent.
Venez donc partager votre cheminement, échanger sur vos impressions, vous supporter dans
l'attente et fêter dans la joie les beaux +++ qui découleront de tout cela.
Nos parcours aussi longs ou difficiles soit-ils peuvent être synonyme de richesse s'ils sont partagés
c'est ce que je vous propose via ce post et ouvre ici la voie
En juillet 2008, mon mari et moi avons rencontré un spécialiste en fertilité et subi tous les examens
nécessaires pour savoir pourquoi nous avions du mal à faire un bébé. Outre les prises de sang, les
prélèvements vaginaux, j'ai du subir une hystérosalpingographie (ce que je ne souhaite pas à mon
pire ennemi... j'ai vraiment cru mourir). Mon mari lui a eu le droit aux prises de sang puis aux
spermogrammes.
Les résultats m'ont surprises car j'étais convaincue que je pouvais être le problème, ayant toujours
pensé que j'étais une enfant du dystibène (médicament donné au future maman dans les années 70
et qui était sensé prévenir des fausses couches... On a depuis constaté que ce médicament causait
des stérilités et est aujourd'hui interdit). En fait mes résultats étaient parfaits, utérus ok, analyse
sanguine ok et pas la moindre infection passée ou présente pouvant causer un problème...
Les résultats des spermogrammes de mon mari par contre eux étaient moins bon. Il apparait qu'il a
une Asthénozoospermie modérée, ce qui veut dire que ses spermatozoïdes sont paresseux. Il a
également une Tératozoospermie modérée, ce qui veut dire qu'une partie (modérée) de ses
spermatozoïdes ont une forme anormale. Heureusement, comme il en a 28 000 millions et que la
moyenne (selon le labo d'andrologie) est de 20 000 millions, on ne s'en sort pas si mal.
Malgré tout mon gynécologue qui est spécialisé en fertilité me dit que j'ai tout de même de bonnes
chances de tomber enceinte via l'IAC (insémination artificielle avec sperme du conjoint). On décide
donc de commencer le processus dès mon prochain cycle et malgré mes 39 ans.
Le 19/09/2008, pour ma 1ere IAC Ã J14 je ne suis vraiment pas chanceuse car mon ovulation tombe
le dimanche et bien sûr pas d'insémination le week-end. Je prends tout de même le risque d'y aller le
vendredi mais avec peu d'espoir tout de même
le lundi car j'aurais eu plus de chance que cela fonctionne l'ovulation intervenant 24h à 36h après la
détection du pic d'hormone par le test d'ovulation.
Le 15/10/2008, 2ème IAC à J15. Cette fois-ci j'ai vraiment l'impression que l'infirmière a visé à côté
car je n'ai pas ressentie le petit spasme que me procure la sonde quand elle atteint le fond de mon
utérus... Pour confirmer mon sentiment dès que je me lève j'ai l'impression que tout file et je me
retrouve avec un slip mouillé...
Le 13/11/2008, 3ème IAC à J16. Je me suis rendue compte en faisant des tests d'ovulation avec deux
marques différentes (Conceive et first réponse) que Conceive que j'utilise depuis le début s'avère trop
sensible car il détecte une ovulation dès J14 et jusqu'à J16... Pas facile d'identifier le vrai moment
dans ces 3 jours possibles car les lignes sont nettes à J14 qu'à J16. Par contre avec first réponse
(qui coûte une vraie fortune) à J14 pas d'ovulation, apparition à J15 mais trait flagrant à J16... Je
constate donc que pour mes deux précédents essais, je suis allée me faire inséminer trop tôt...
Depuis cette histoire je n'utilise plus que First Réponse, très cher mais TRES FIABLE.
Le 11/12/2008, 4ème IAC à J16. L'infirmière me place dans une salle d'examen pour les échographies
car toutes les salles d'insémination sont occupées... je vois là dedans un signe du destin, un clin
d'oeil et pour planter le clou l'infirmière me dit :"je note dans votre dossier qu'il faut utiliser le long
spéculum, pour qu'on s'en souvienne la prochaine fois" puis elle s'arrête, me regarde et poursuis :
"ben non pas pour la prochaine fois car il n'y aura pas de prochaine fois, juste pour qu'on ne l'oublie
pas". Elle m'a mis des étoiles dans les yeux...
Le 08/01/2009, 5ème IAC. J'ai affaire à la même infirmière qui à force de me pratiquer sait trouver
en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire trouver l'ouverture de mon col. Le plus désagréable
reste quand même quand elle clampe le spéculum mais grâce à Dieu cela ne dure pas très longtemps.
Le plus douloureux reste néanmoins pour moi les spasmes que me procurent la petite sonde quand
elle atteint le fond de mon utérus. Je ne sais pas si je suis la seule a ressentir cela mais honnêtement
c'est difficilement supportable. Il me faut après 15 minutes pour que la douleur cesse. Comme c'est
pour la bonne cause, j'encaisse et espère que cette fois-ci un champion
percera mon ovule. Voilà vous savez tout de mon parcours... résultat le 28 janvier 2009... Autant dire que cela commencerait
merveilleusement l'année 2009....
***Lilly_Jolie

260
Sam 20 Sep 2008, 20:00
CANADA
57
Mer 21 Nov 2007, 12:55

Grenoble
