Quitter la maternité sans paniquer

Quitter la maternité

Vous y avez vécu des moments inoubliables, et sans doute les plus « magiques » de votre vie : c’est là que vous avez, pour la première fois, et pour de vrai, rencontré votre enfant. Vous y avez reçu les visites émues de vos proches, et des tas de cadeaux. Vous avez peut-être partagé votre chambre avec une fille drôlement sympa. Ou avec une mégère (ça arrive : elles accouchent, elles aussi).

… mais ce séjour à la maternité va prendre fin

Vous voici donc, vos petites valises à la main, un couffin à vos pieds, sur le point de rentrer chez vous avec votre bébé. Et là, comment dire, vous risquez bien un petit coup de mou dans le genou à la perspective de vous retrouver à la maison, sans la chouette sonnette qui permet à tout moment d’appeler au secours. Pour la majorité d’entre nous, surtout les primipares, mais pas seulement, il faut avouer que c’est un poil angoissant.

Bien sûr, pour franchir cette étape si importante, vous n’êtes, théoriquement, pas complètement isolée. Le père de l’enfant est en général dans les parages, et vous avez peut-être votre mère, une sœur, une amie ou une voisine suffisamment proche de vous pour se sentir un peu impliquée dans votre aventure et accourir en cas de besoin. Vous avez aussi pris soin de noter les numéros de téléphone de SOS Médecins et des pompiers.

Attention au coup de blues

Et pourtant. Même entourée d’un staff bienveillant et plein de bonne volonté, le risque de se sentir débordée ou tout simplement très nouille devant des tas de questions qu’on ne s’est jamais posées avant  est réel… et normal.

Sans compter que vous serez peut-être un temps sujette à ce qu’il est convenu d’appeler le baby blues. Mais attention, cette charmante appellation recouvre souvent, dans le langage courant, tout et n’importe quoi. Si vos petites hormones sont, certes, toutes chamboulées après le bouleversement de la naissance, le cafard de la jeune accouchée a bon dos. D’abord, il n’est en aucune façon un passage obligé. Le sentiment qui domine doit être, en gros, plutôt de la joie, même si elle se teinte d’un peu d’appréhension. Si vraiment vous sentez que vous allez perdre pied, courez chez un médecin. Dans le cas contraire, haut les cœurs, vous êtes au seuil d’une nouvelle vie qui sera largement influencée par la façon dont vous l’aborderez. C’est vous qui donnez le ton !

Grosso-modo, quatre domaines relatifs aux soins à donner au nouveau venu sont fondamentaux, et peuvent être source de questionnement. Pour se détendre et se sentir à la hauteur, on gardera à l’esprit qu’un bébé n’est pas une porcelaine chinoise ni un extra-terrestre. L’accueillir dignement dans un foyer n’a rien de surhumain, et les vraies erreurs, celles qui peuvent avoir des conséquences dramatiques, sont somme toute assez rares.

Envie d’en savoir plus ? Suivez le guide !

Guide rédigé  par Sylvie de Mathuisieulx, en collaboration avec le Docteur Georges Himy, pédiatre.