Nos mères et nous, pourquoi on les aime , pourquoi on les déteste?

Une mère et sa fille

Elles veulent notre bien. Et nous aiment souvent mal. Trop proches ou pas assez, elles ne sont jamais exactement comme nous les rêvons… Le psychanalyste Jacques Lacan parlait de “ravage” pour désigner ce qui se passe entre les mères et leurs filles. La relation a beau se construire aujourd’hui beaucoup plus sur la complicité Elles veulent notre bien. Et nous aiment souvent mal. Trop proches ou pas assez, elles ne sont jamais exactement comme nous les rêvons…

Le psychanalyste Jacques Lacan parlait de “ravage” pour désigner ce qui se passe entre les mères et leurs filles.La relation a beau se construire aujourd’hui beaucoup plus sur la complicité. Elles veulent notre bien. Et nous aiment souvent mal. Trop proches ou pas assez, elles ne sont jamais exactement comme nous les rêvons…

Le psychanalyste Jacques Lacan parlait de “ravage” pour désigner ce qui se passe entre les mères et leurs filles.La relation a beau se construire aujourd’hui beaucoup plus sur la complicité et la compréhension mutuelle, nos mères n’en restent pas moins souvent les boucs émissaires de nos états d’âme.Nous leur devons la vie et nous leur attribuons volontiers tous nos malheurs, mais très rarement nos bonheurs.quand cela ne va pas, c’est de leur faute quand tout va bien, elles n’y sont pour rien. C’est l’histoire d’une passion dont les protagonistes n’ont pas fini de se chercher et de se fuir, comme l’a magnifiquement montré Predo Almondovoar dans son film, « Volver ».

Ni trop près ni trop loin

C’est un fait: le lien qui nous relie est indestructible.Notre mère est la femme de notre vie. Notre modèle ou notre anti-modèle, selon l’intelligence et la sensibilité qu’elle aura eu de sa maternité. Nous avons autant de raisons de l’aimer que de la détester. Nous la détestons quand elle ne nous accepte pas telle que nous sommes, comme si le fait d’avoir été reliée à nous par un cordon ombilical lui donnait encore le droit de vouloir nous sculpter selon ses désirs.

Quand elle devient intrusive au point de vouloir tout savoir. Quand elle nous pompe l’air et nous asphyxie. Quand elle est beaucoup trop près et que nous la fuyons pour ne pas étouffer. Mais il ne faudrait pas pour autant qu’elle se tienne très à distance, quasi indifférente à nos yeux, les bras fermés quand nous aurions besoin de nous y réfugier, nous jugeant et nous désapprouvant du haut de son piédestal. et refusant de garder nos enfants sous prétexte qu’elle a autre chose à faire! Nous l’aimons quand elle est là au bon moment. Quand elle trouve les mots qu’on avait besoin d’entendre.

En réalité, c’est souvent à l’adolescence que tout se gâte. Au moment où les filles sortent de leur chrysalide et abandonnent à regret leur jolie peau d’enfant.La femme de leur vie qu’était leur mère deviendrait presque alors la femme à abattre. Surtout, ne pas lui ressembler!Nous sommes toutes passés par là. Et quand c’est notre tour de subir l’agressivité juvéniles de nos donzelles, on serre les dents. Parfois, on s’entend même marmonner: » Pardon , Maman! » Un flash-back salvateur, à en croire Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste : « Quand la mère et la filles peuvent parler en se mettant chacune à la place de l’autre, c’est le signe que la relation se passe bien. » La maternité n’est jamais un éternel mouvement de va-et-vient.

D’ailleurs, mieux vaut tenter de dissiper les éventuels conflits de l’adolescence car, selon Geneviève Delaisi de Parseval, si la relation n’est pas harmonieuse à ce moment-là, elle risque de ne pas s’apaiser avant la première maternité de la fille. Ce qui représente quand même une bonne dizaine d’années au moins.

Ni trop ni trop peu

Trouver la juste distance avec sa mère est une épreuve pour toutes les femmes. On ne peut trouver et accepter sa féminité si l’on rejette sa mère ou si l’on reste trop collée à elle, disent les psys. Il faut avoir intériorisé sa mère, fait la différence entre la mère idéale que nous aurions voulu avoir et qui n’existe pas et la vraie, celle qui fait de son mieux.

Qui essaye, sans toujours y arriver, de ne pas nous faire trop de reproches ou de donner des conseils sur la manière dont nous élevons nos enfants. Heureusement, il y a des hommes pour nous permettre de raison garder. Notre père qui, s’il a bien fait son travail, lui a permis de ne pas nous phagocyter et de « trop » nous aimer.

Notre compagnon qui saura nous empêcher d’être « trop » proches ou » trop exigeantes avec nos propres filles. Grâce à eux, nous éviterons peut-être de répéter avec nos filles( comme nous nous le sommes promis) les erreurs que nos mères ont commises avec nous. Nous serons zen, parfaites, top. C’est simple : quand leur tour viendra d’être mères, elle nous détesteront d’avoir été aussi chouettes. Car elles auront du mal à faire aussi bien que nous. Elles voudront le bien de leur filles et les aimeront parfois mal. Elles ne seront jamais exactement comme il le faudrait. Et elles diront que c’est notre faute…

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