En France, 1 bébé sur 30 naît grâce à la PMA

PMA la procréation médicalement assistée

Selon une récente étude de l’INED (Institut National d’Études Démographiques), pratiquement un enfant sur 30 est né en France à l’issue d’une procédure de procréation médicalement assistée (PMA). Cette tendance devrait même se poursuivre en 2019, avec une estimation de près de 400.000 bébés concernés. Si les techniques et les raisons du recours à la PMA ont évolué, ce sujet est au cœur d’un grand débat sociétal.

Les différentes techniques de PMA

La plus connue des techniques, la plus ancienne également, est également appelée FIV : Fécondation In Vitro. Elle consiste, en laboratoire, à faciliter le contact entre un ovocyte et un spermatozoïde. L’œuf ainsi obtenu est ensuite réimplanté dans l’utérus de la mère. Dans le jargon populaire est ainsi apparue la notion de « bébé éprouvette ». Cette pratique concerne près de 70% des PMA pratiquées, et avait été mise en place pour répondre aux problèmes de fertilité de la femme.

Pour pallier aux problèmes de fertilité de l’homme, une autre technique a été développée : l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes. Après sélection d’un spermatozoïde, celui-ci est introduit directement dans l’ovocyte. Elle a connu un très fort développement.

Citons également trois autres possibilités : l’insémination artificielle (fécondation naturelle de l’ovocyte par des spermatozoïdes déposés au col de l’utérus), l’accueil d’embryon (un embryon de parents donateurs est déposé dans l’utérus) et la gestation pour autrui ou GPA (non autorisée en France, c’est le principe de la mère porteuse).

Les raisons pour recourir à la PMA évoluent

Jusqu’à un passé très récent, les principales raisons qui poussaient les couples à se tourner vers la procréation médicalement assistée étaient essentiellement d’ordre médical. Cette technique pouvait en effet permettre de pallier une infertilité de l’un des deux conjoints, quand elle était avérée, ou faciliter la grossesse tout simplement quand aucune cause d’échec n’était mise en évidence. La loi actuelle n’autorise d’ailleurs la PMA que pour les couples hétérosexuels pour lesquels un problème d’infertilité existe.

Le changement de mœurs au sein de la société fait évoluer également les besoins, et alimente de nombreux débats. La demande de PMA est en effet de plus en plus exprimée, d’abord chez les femmes célibataires, avec l’utilisation de donneurs anonymes.

Mais les évolutions sociétales ayant amené le mariage pour tous ont relancé le débat sur la PMA chez les couples de femmes. Des changements éventuels seront peut-être mis en place d’ici l’automne, dans le cadre des États Généraux de la bioéthique.

Avec près d’un enfant sur 30 issu de la procréation médicalement assistée en 2018, le succès de cette technique et les changements dans la société ouvrent aujourd’hui la discussion sur l’ouverture de cette procédure aux femmes seules et aux couples de femmes.

Nul doute que la prochaine étape sera un grand débat sur la GPA : la gestation pour autrui, aujourd’hui totalement interdite en France.

Source : Ined

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