Ovaires polykystiques (SOPK) : un syndrome courant facteur d’infertilité

Ovaires polykystiques kystes ovariens

Règles irrégulières, fatigue excessive, acné, etc., le syndrome des ovaires polykystiques ( kystes ovariens ), également appelé SOPK ou syndrome de Stein-Leventhal, touche une femme en âge de procréer sur douze en Europe. Ce mal encore bien trop méconnu se manifeste par le développement de petits kystes dans les ovaires. Il convient toutefois de bien faire la différence entre un simple kyste et le syndrome des kystes ovariens. Voici tout ce qu’il faut savoir au sujet de ce trouble hormonal.

Les causes des ovaires polykystiques

Bien que l’origine du SOPK ne soit pas déterminée avec exactitude, il semblerait qu’un taux élevé d’insuline dans l’organisme en serait la cause. Indispensable à la régulation du taux de sucre dans le sang, cette hormone sécrétée par le pancréas est surproduite et libère des androgènes supplémentaires dans les ovaires, autrement dit des hormones mâles. Les ovules ne sont alors pas évacués lors de l’ovulation et finissent par se transformer en petites tumeurs non cancéreuses. Ces petites poches de liquide s’accumulent alors dans les ovaires, qui augmentent de volume.

Par ailleurs, le syndrome serait génétique. Une femme dont un membre de la famille serait atteint par le diabète, l’obésité ou l’hyper-cholestérol a tout intérêt à consulter son médecin si elle rencontre des problème d’infertilité.

Les symptômes qui doivent alerter

Les manifestations cliniques apparaissent généralement à la puberté mais peuvent parfois survenir à l’âge de 20 ou 30 ans, suite à une prise de poids. L’association d’au moins deux de ces signes permet de confirmer le diagnostic :

  • Un cycle menstruel perturbé
  • Une aménorrhée
  • Un surpoids
  • De l’acné
  • Une perte de cheveux
  • Une pilosité excessive sur le visage, la poitrine et le ventre
  • L’apparition d’acrochordons dans le cou et sous les aisselles, autrement dit de petites excroissances de chaire
  • Du diabète
  • La formation d’une multitude de follicules indolores à l’intérieur des ovaires
  • Une augmentation du taux d’insuline
  • Une fatigue chronique
  • De l’anxiété ou une dépression
  • Des problèmes de fertilité

Infertilité et explication

Le syndrome de Stein-Leventhal altère la production d’ovules, donnant lieu parfois à une réelle stérilité. Ceci est dû à l’interruption de la maturation folliculaires qui provoque une absence totale d’ovulation. Il faut toutefois noter que toutes les femmes souffrant de SOPK ne présenteront pas systématiquement une infertilité. Certaines patientes touchées par de le syndrome des ovaires polykystiques peuvent tomber enceinte normalement, tandis que d’autres ovulent moins souvent – on parle alors d’hypo-fécondité – ou pas du tout.

Toutefois, le corps médical se veut rassurant, puisque le SOPK est totalement réversible bien qu’il ne soit pas guérissable. C’est la raison pour laquelle on parle d’un syndrome et non d’une pathologie.

Quels traitements pour les kystes ovariens ?

Même si il n’est pas possible de guérir du syndrome des ovaires polykystiques ( SOPK ), l’objectif pour une patiente désireuse d’avoir un enfant sera de régulariser le cycle menstruel. Pour cela, le médecin prescrira des progestérones. Puis, la grossesse sera surveillée de près pour éviter tout risque de développer un diabète gestationnel.

Il existe également des techniques médicales pour stimuler les ovaires telles que la prise de citrate de clomifène, un comprimé à prendre pendant 5 jours, ou encore la procréation médicale assistée. Plus rare, le médecin peut proposer un acte chirurgical, appelé drilling ovarien, qui permet de rétablir l’équilibre des hormones.

En outre, des traitements peuvent être proposés pour soigner l’acné et l’obésité, comme la prise d’une pilule contraceptive et l’application d’une crème anti-acnéique. Quant à l’hirsutisme, plusieurs solutions existent : traitement anti-androgène, décoloration des poils, crème non-hormonale pour ralentir la repousse des poils, épilation définitive au laser.

Bien entendu, une alimentation équilibrée combinée à une activité physique quotidienne est indispensable pour normaliser le taux d’insuline, et ainsi faire reculer les symptômes.